RÉCIT – Le Rassemblement national et le Nouveau Front populaire ont mêlé leurs voix, ce mercredi, assumant d’ouvrir une crise politique et budgétaire.
Le supplice de Michel Barnier prend fin. Ceux qui ont provoqué sa chute, au Nouveau Front populaire comme au Rassemblement national, applaudissent à l’unisson. Les macronistes et la droite sont en état de sidération. Groggy. Fait rare, voire historique, l’Assemblée nationale adopte ce mercredi 4 décembre une motion de censure par 331 voix. Le gouvernement le plus éphémère de la Ve République tombe, moins de trois mois après sa nomination. Une première depuis 1962. Un tremblement de terre politique, comme si la dissolution ratée d’Emmanuel Macron en juin dernier avait provoqué une réaction en chaîne. Et une crise en escalier.
Car rien n’aura empêché ce scénario couru d’avance d’aller à son terme. Pas même les nombreuses tentatives du « socle commun », qui aura tout essayé ces derniers jours pour inverser la tendance. D’abord, en resserrant les rangs derrière Michel Barnier et en montrant une solidarité encore jamais vue jusque-là. « Notre…
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