Au-dessus du village de Renaison (Loire), à une douzaine de kilomètres à l’ouest de Roanne, la maison de Carine et de Stéphane Sérol, posée sur un roc de granite, entre chai et caveau, offre une vue permettant de mieux comprendre comment ce qui faisait la discrétion du vignoble de la côte roannaise est devenu sa force.
Leur domaine de 35 hectares est le plus important de la toute petite appellation côte roannaise (220 hectares et 25 vignerons, entre Lyon et Clermont-Ferrand). Mais il est constitué de petites parcelles dispersées entre forêts et pâturages, dominant la vallée de la Loire, tout en étant surplombés par les contreforts boisés du Massif central. Cet environnement de polyculture a longtemps été synonyme de vins modestes, légers en raison de l’altitude, portés par le gamay, ou plus exactement le gamay-saint-romain, le cépage local, promettant de désaltérer les soifs.
Mais les temps changent. « Cette variété de paysages et d’activités induit une biodiversité qui enrichit les sols et se révèle excellente pour la santé des raisins », insiste Stéphane Sérol, 52 ans, qui défendait les vertus d’un vignoble agroforestier bien avant que le concept ne devienne tendance.
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