RÉCIT – Les appels au boycott de produits qui bénéficient aux entreprises américaines se multiplient pour protester contre la guerre commerciale menée par Donald Trump. Mais ce n’est pas si facile qu’il n’y paraît.
Autant le dire tout de suite… je n’ai pas réussi mon défi. Face aux appels au boycott qui se multiplient en protestation à la guerre commerciale lancée par Donald Trump et au volte-face des États-Unis sur l’aide à l’Ukraine, j’ai tenté – moi aussi – de me passer de produits américains pendant toute une journée. Cette idée de boycott fait son chemin, notamment sur des groupes Facebook dans les pays scandinaves ou dans certaines provinces du Canada qui ont déjà banni des boissons alcoolisées américaines. Mais elle est bien plus difficile à mettre en œuvre qu’il n’y paraît.
Avec un boycott strict, je n’aurais même pas pu écrire ces lignes. Comme dans beaucoup d’entreprises, les outils informatiques que j’utilise sont essentiellement américains : un ordinateur Dell, fonctionnant sous Windows de Microsoft, sur lequel mes collègues me parlent par Teams et où je dois ouvrir Outlook pour consulter mes mails. J’écris sur Google Docs, dans le navigateur Chrome de Google, avant d’éditer l’article…
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