LA CHRONIQUE DE JULIEN SCAVINI – Si on utilise ce terme anglais, c’est que les plus beaux modèles étaient coupés dans des draps 100 % poil de chameau, un animal présent en bien des endroits de l’Empire britannique.
Depuis les années 1920, la teinte que l’on appelle communément camel revient cycliquement à la mode. Regardez autour de vous, hommes et femmes portent de nouveau cette couleur chaleureuse, idéale pour réaliser des manteaux.
Le roi Charles III en possède un qui était déjà porté par son grand-père maternel, et qui a beaucoup d’allure. Si on utilise le terme anglais «camel», c’est que les plus beaux modèles étaient coupés dans des draps 100 % poil de chameau, un animal présent en bien des endroits de l’Empire britannique. De nos jours, les plus belles fibres proviennent d’Égypte ou de Mongolie. Seul le cou est peigné pour en extraire la précieuse toison, comme pour la vigogne.
Le tissu ainsi obtenu est aussi chaud que du cachemire, plus solide, et presque aussi doux. L’intérêt vient de sa couleur naturellement extraordinaire, qui n’a pas besoin de teinture. Dans les années 1950, un manteau ou même une écharpe en poil de chameau coûtaient une petite fortune. J’ai toujours pensé que Philip Mortimer…
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