Si la fashion week de Londres, qui s’est tenue du 18 au 22 septembre, fait pâle figure à côté de celles de Milan et de Paris, l’énergie qui s’en dégage continue de séduire. La saison a prouvé que des designers talentueux continuent d’y mener leurs expériences à la lisière de l’art (Paolo Carzana, Harri), de flirter avec la scène musicale (Aaron Esh) ou de développer des collections romantiques, un brin aristocratiques, d’une grande richesse ornementale (Erdem, Simone Rocha).
La capitale britannique profite aussi de la notoriété de Burberry et de celle de JW Anderson, qui a créé l’événement avec l’ouverture de sa boutique à Soho. Là, la mode voisine avec de très beaux objets : mugs en collaboration avec Wedgwood, manufacture de porcelaine fondée au XVIIIe siècle ; chaises en bois fabriquées dans le Sussex ; bijoux victoriens montés en pendentifs… Une cohabitation intéressante, à l’image d’une scène britannique fragile mais résistante.
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