Dior à Kyoto ou le Japon vu de l’avenue Montaigne

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Maria Grazia Chiuri a dévoilé mardi soir, sous les sakuras en fleurs du jardin du Tō-ji Temple, sa collection automne 2025 pour la maison de couture française. Démontrant une nouvelle fois son talent, sur les traces de l’inventeur du New Look jusque dans les ateliers de la ville du kimono.

Au fond d’une ruelle de Kyoto, un petit monsieur de 90 ans s’affaire à son métier à tisser. De ses doigts toujours agiles, il manipule les bobines de fils de soie avec dextérité, examinant d’un œil expert le dessin du brocart qu’il est en train de fabriquer. Dans le Japon de l’Après-guerre, Toshio Iwama, artisan du prestigieux atelier de tissage d’art Tatsumura, pas encore vingt ans à l’époque, répétait déjà ces mêmes gestes ancestraux pour tisser les mètres d’étoffes nécessaires à un manteau garni de renard bleu (hiver 1952), à un ensemble répétant un motif d’oiseau sur un cerisier en fleur (été 1953) et à une redingote tissée de fils d’or (1954), tous trois griffés Christian Dior.

C’est le genre d’histoire de savoir-faire et de tradition dont Maria Grazia Chiuri, l’actuelle directrice artistique de la maison de l’avenue Montaigne, raffole. «Vous vous rendez compte, c’est incroyable, une telle expertise est si rare! s’enthousiasme-t-elle alors qu’elle supervise les derniers détails de son…

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