De part et d’autre de la salle à manger, les « ciao ! » enjoués fusent. Délicieuse impression d’avoir été catapultée par-delà les Alpes rien qu’en passant le pas de la porte. A cela près que Vinello ne fait pas vraiment dans la typique popote italienne. Contrairement à ce qu’indiquent son nom (qui signifie « pinard »), l’origine de son chef (sicilienne) et de ses fondateurs (respectivement toscan et florentin), cette nouvelle table du quartier des Batignolles multiplie les inspirations.
Le cadre aurait dû nous mettre la puce à l’oreille. C’est qu’avec son parquet foncé, ses murs grattés et ses tables toutes de coton blanc nappées, l’espace d’une trentaine de couverts n’est pas d’une italianité flagrante. Idem à l’extérieur : sobrement surplombée de lanternes en métal brossé, la devanture d’un élégant gris mat n’évoque pas beaucoup plus les trattorias transalpines, où pâtes et pizzas ont d’ordinaire la part belle.
Depuis sa cuisine grande ouverte, le chef Roberto Cubeta tricote une cuisine de bistrot contemporaine et raffinée qui puise dans ses expériences passées, notamment « un an en Italie, auprès de Lorenzo Cogo, le plus jeune chef étoilé du pays, un autre sous la houlette de David Muñoz, à Londres, deux ans au George-V avec Christian Le Squer… ».
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