PORTRAIT – L’ancien PDG de grandes entreprises européennes voit ses ambitions politiques contrariées par une justice qu’il estime «aux ordres».
Tidjane Thiam est un homme pressé. Dans les affaires, qui furent longtemps le cœur de sa vie, ou, aujourd’hui, dans la politique, il n’attend pas. « Il faut être efficace », tranche-t-il de ce ton sec qui est le caractérise. Pourtant aujourd’hui, les contretemps s’accumulent. Lui qui se pense un destin national dans son pays, la Côte d’Ivoire, se voit barrer la voie vers la prochaine présidentielle, prévue en octobre prochain. La justice lui reproche sa double nationalité -française et ivoirienne – qui, selon un article du code électoral oublié, le rendrait inéligible.
Pour Tidjane Thiam et ses proches, il s’agit uniquement de l’écarter de la course électorale. « C’est une déception car c’est une manipulation de la loi. On a déterré un texte de 1961 qui n’a jamais été appliqué en soixante-quatre ans, sans aucun précédent sauf un, sachant que des centaines de milliers d’Ivoiriens sont dans ce cas. C’est un fait sélectif pour éliminer une des personnalités les plus populaires du pays. »
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