REPORTAGE – Les souvenirs du siège et des horreurs du régime d’el-Assad hantent les habitants de la troisième ville de Syrie s’en revenant chez eux.
Entre le terrain de football et la mosquée d’al-Waher, Hamza balaye du regard les 150 « tombes » alignées devant lui. Les guillemets sont nécessaires pour décrire ces emplacements qui, pour l’écrasante majorité d’entre eux, ne portent ni pierre, ni nom. Au premier coup d’œil, les lieux évoquent davantage un terrain vague qu’un cimetière. Seuls quelques parpaings délimitent les lopins de terre où reposent les victimes du siège. « Avant la guerre, c’était un parc pour les enfants. C’était un lieu de joie, murmure le jeune de 29 ans. Maintenant, il n’incarne que l’horreur et la tristesse ». Enfant, il a lui-même joué dans ce parc de la banlieue ouest de Homs.
Située à 160 kilomètres au nord de la capitale syrienne, la troisième ville du pays est l’un des berceaux des contestations populaires qui éclatent en 2011 et réclament le départ de Bachar el-Assad. Très vite, les forces gouvernementales répriment les manifestations dans la violence. Dans cette « capitale…
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