Castor et Pollux de Rameau, au Palais Garnier: pour le meilleur et pour le pire

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CRITIQUE – Teodor Currentzis à la tête de son ensemble Utopia et Peter Sellars à la mise en scène revisitent Rameau sans convaincre.

Plusieurs ratages récents nous faisaient craindre que Peter Sellars, qui contribua voici quarante ans à faire entrer l’opéra dans une nouvelle ère, ait perdu toute inspiration. Le Castor et Pollux de Rameau qu’il monte actuellement au Palais Garnier ne nous aura que partiellement rassuré. Ouf, il sait toujours nous réserver de ces instants de pure émotion naissant d’une direction d’acteurs qui plonge au cœur de la compassion humaine. Et il a gardé le sens de l’utopie d’un monde meilleur, dont on a tant besoin aujourd’hui.

Mais son langage scénique ne se renouvelle plus. Si l’on est habitué à sa manière d’humaniser la mythologie et d’opposer réalisme et rituel, il peine à tendre sur toute une soirée les fils d’une dramaturgie serrée, et sa bienveillance new age a tendance à devenir mièvre à mesure qu’elle perd son mordant critique. Quant à l’intervention de la danse populaire contemporaine, elle relève du nouveau classicisme et ne surprend donc plus, même si, en lieu et…

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