RÉCIT – Le Kremlin détient des dizaines de milliers de civils ukrainiens capturés en dehors de tout cadre légal et souvent torturés pour extorquer des « aveux ».
Fan de pêche, paysagiste, oncle attentionné et patriote convaincu : Serhiy Kabakov est tout cela. Il est difficile cependant d’imaginer ce quinquagénaire originaire de Kherson comme un « terroriste international ». Et pourtant, la Russie l’accuse d’être l’un des membres de la soi-disant « bande des neuf », un groupe d’hommes originaires de Kherson accusés d’avoir commis plusieurs meurtres d’occupants russes. Ironiquement, certains de ces crimes auraient été perpétrés après leur arrestation, en juillet 2022. Depuis cette date, Serhiy croupit comme des milliers d’autres civils ukrainiens dans l’une des 182 prisons, camps ou chambres de torture utilisés par la Russie pour détenir des Ukrainiens, que ce soit sur son propre territoire ou dans les zones occupées.
« Les Russes ont rencontré une très forte résistance quand ils ont envahi, non seulement de la part des militaires, mais aussi de la population civile. Et pour rendre toute opposition à l’occupation impossible, ils ont…
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