DÉCRYPTAGE – Dans un moment de tensions internationales extrêmes, affaiblie et assaillie de critiques, l’organisation créée au lendemain de la Seconde guerre mondiale pour garantir la sécurité collective, célèbre les 80 ans de l’adoption de sa Charte.
Cette semaine, Dominique de Villepin dénonçait avec verve les frappes américaines «illégales» en Iran, dans la matinale de France Inter. Il appelait à enclencher un mécanisme diplomatique pour ne pas «rentrer dans cette zone dangereuse où la force devient le seul principe des relations internationales». Plus de vingt ans après, l’ancien ministre des Affaires étrangères vit toujours des rentes de son glorieux passé de diplomate et de son célèbre discours à la tribune de l’ONU sur le «non» à la guerre en Irak. Sa voix compte, mais porte-t-elle encore ? D’Emmanuel Macron à Antonio Guterres, ceux qui, comme lui, dénoncent la loi du plus fort et réclament, crise après crise, un règlement diplomatique sont-ils encore entendus ? Au moment où l’on célèbre les 80 ans de la Charte de l’ONU, signée le 26 juin 1945 à San Francisco, avec l’ambition de prévenir de nouveaux conflits et de promouvoir la coopération internationale, l’institution semble au plus mal.
Les Américains ont bombardé soudainement…
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