ANALYSE – Alors que leur modèle est réfuté par les pays du Sud, les démocraties traditionnelles européennes sont aussi déstabilisées de l’intérieur.
La victoire, le mois dernier, du candidat libéral et pro-européen en Roumanie Nicusor Dan n’était pas le signe d’un réveil des forces centristes face aux courants nationalistes, mais une exception dans la vie politique actuelle du continent. C’est la principale leçon du succès du souverainiste Karol Nawrocki à l’élection présidentielle de Pologne. Ce nouveau virage dans l’un des grands pays de l’UE confirme que la remise en cause des démocraties libérales n’émane pas seulement de l’extérieur de l’Union, mais aussi de l’intérieur du continent.
Depuis plusieurs années déjà, le récit des démocraties européennes peine à s’imposer dans le monde, où leur narratif est de plus en plus contesté. À l’ONU, les arguments occidentaux font de moins en moins recette : les Européens n’arrivent plus à s’attirer le soutien des pays du Sud. La guerre en Ukraine et celle de Gaza ont servi de révélateur mais aussi d’accélérateur aux changements géopolitiques et à la recomposition du système international…
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