CONTRE-POINT – Comme au mikado, bouger un petit paramètre peut faire écrouler l’ensemble. L’accouchement du prochain gouvernement se fera forcément dans la douleur.
Il fallait être naïf pour croire que, cette fois, le président de la République n’allait pas attendre. Pour s’imaginer qu’à peine Michel Barnier renversé, son successeur serait nommé. Et pour une fois, ce n’est pas dû à la difficulté d’Emmanuel Macron à se décider, mais à la nécessité de repenser l’architecture politique, afin d’éviter que les mêmes causes produisent les mêmes effets ; à savoir la censure. Tout ce qui se dit depuis vingt-quatre heures montre que l’exercice sera compliqué.
L’équation à résoudre est connue : comment empêcher une majorité de députés de renverser à sa guise tout gouvernement nommé. Sur le plan arithmétique, il faut obtenir la neutralité soit du Rassemblement national, soit d’une partie de la gauche. Sur le plan politique, seule la seconde solution a été envisagée par le chef de l’État.
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