ANALYSE – Après la visite des dirigeants français, allemand, britannique et polonais à Volodymyr Zelensky, les Européens veulent peser dans de possibles négociations entre les deux belligérants.
La menace économique plutôt que la contrainte militaire, le signalement stratégique pour montrer sa détermination plutôt que des promesses incertaines de déploiement de masse : pour intimer à Vladimir Poutine de s’asseoir à la table des négociations en vue de faire cesser – au moins temporairement – le conflit en Ukraine, les Européens affinent leur stratégie. Au minimum, ils ont réussi leur pari de revenir dans le jeu diplomatique, en refusant de laisser Donald Trump et Vladimir Poutine s’entendre sans eux.
En se rendant ensemble à Kiev samedi, le Français Emmanuel Macron, l’Allemand Friedrich Merz, le Britannique Keir Starmer et le Polonais Donald Tusk ont montré leur détermination. Ils ont brandi la menace de nouvelles sanctions « massives », qui pourraient, par exemple, passer par un embargo total contre le pétrole. Plus douloureux encore pour la Russie, ils s’appuient sur l’hypothèse de sanctions secondaires imposées par les États-Unis à ceux qui chercheraient à contourner…
Source du contenu: www.lefigaro.fr
