RÉCIT – Beaucoup de chemin reste à accomplir pour sortir totalement le pays de la crise économique abyssale dans laquelle il était plongé. Mais la potion ultralibérale administrée depuis un an par le fantasque président produit déjà des effets positifs.
Buenos Aires
Comme une victoire en Coupe du monde. Le soir de l’élection de Donald Trump aux États-Unis, une vidéo circule sur les réseaux sociaux en Argentine. On y voit des feux d’artifice tirés depuis la Casa Rosada, le siège du pouvoir exécutif à Buenos Aires. La rumeur enfle parmi les internautes, obligeant les médias argentins à démentir au plus vite : non, le président Javier Milei n’a pas organisé une fête en hommage à l’élection du républicain américain. La vidéo date de 2019, le soir de l’accession au pouvoir du péroniste Alberto Fernández…
Il n’empêche que cette «fake news», par son retentissement, met en lumière plusieurs ingrédients de l’actualité politique argentine. À commencer par l’euphorie qui a gagné l’entourage de Milei, le « Trump sud-américain », lors de ce succès électoral. Le président argentin, un outsider qui s’est rapidement construit une réputation à l’international, se range à cette occasion dans la catégorie des « winners » par procuration.
Galvanisé…
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