Tyrone Lebon, galeriste en herbe : « J’ai envie de mettre en valeur des photographes qui n’ont, selon moi, pas eu la pleine reconnaissance qu’ils méritaient »

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Son nom n’apparaît nulle part. Ni sur le site internet, ni sur le carton d’invitation, ni sur la devanture, ni même sur la sonnette : seul figure celui de sa galerie, Graces Mews, banalement choisi en écho à la petite artère du sud de Londres où elle se situe, dans le quartier de Camberwell. Dans l’entrée, une petite librairie, où l’on peut dénicher de beaux livres de photographes mythiques, comme David Armstrong, ou émergents (Rosie Marks, Talia Chetrit), mais aucune trace de l’identité du maître des lieux.

Seuls ses proches sauront déchiffrer les symboles en laiton qu’il a fait couler dans du béton, sur les deux rebords extérieurs des baies vitrées d’un patio, comme on sèmerait des hiéroglyphes : une bouteille de parfum, un tigre, un fantôme… chacun lié à un ami ou à un membre de sa famille.

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Source du contenu: www.lemonde.fr

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