ANALYSE – Face au Hamas et au Hezbollah, le premier ministre a remporté des succès tactiques, mais il reste incapable de redessiner un environnement favorable à l’État hébreu.
« Plus jamais de 7 Octobre ». Au nom de ce principe, Israël est entré en guerre à Gaza, au Liban, en Syrie et en Iran afin de maîtriser son environnement stratégique proche et d’empêcher toute réédition d’une attaque terroriste de l’ampleur de celle perpétrée par le Hamas. Mais, prévient un diplomate français familier de l’État hébreu, « si en un an et demi de guerre Benyamin Netanyahou a remporté des succès tactiques formidables comme l’assassinat des chefs du Hezbollah Hassan Nasrallah et du Hamas Ismaël Haniyeh, il ne les a pas encore transformés en succès stratégiques ».
En disloquant militairement le Hamas palestinien et en affaiblissant le Hezbollah libanais, « le premier ministre a certes renversé un ordre qui ne lui plaisait pas, mais il n’a pas les moyens de définir un nouvel environnement satisfaisant », ajoute cet expert.
À sa frontière nord avec le Liban, la priorité est le désarmement du Hezbollah, prévu dans la résolution 1701 de l’ONU, et le renforcement de l’armée…
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