C'est pas du vent – Ecologie, comment sauver notre peau ?

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Aujourd’hui nous sommes à la Gaîté Lyrique, un lieu de création culturel et d’engagement situé dans le centre de Paris. Nous sommes sur la scène de l’amphithéâtre devant un public nombreux ! Vous connaissez C’est pas du vent, nous allons parler d’écologie avec une question très directe : comment sauver notre peau ?

78 % des Européens s’inquiètent de l’impact sur la santé et l’environnement des substances chimiques nocives contenues dans les produits de la vie quotidienne. Et ce n’est pas qu’une angoisse européenne : à l’échelle mondiale, une large majorité de la population partage cette inquiétude, avec plus de deux personnes sur trois qui se disent préoccupées par les risques liés aux produits chimiques dans leur vie de tous les jours.

Nous sommes entourés de produits industriels invisibles et nous découvrons, avec le temps, l’ampleur des contaminations qui dégradent notre santé. Il est souvent très difficile de démontrer clairement les liens entre les causes et les effets, mais les signaux sont là : pollution de l’eau, de l’air, des sols… Et derrière, des mots qui font peur : PFAS, chlordécone, pesticides, cadmium, plastique… ce sont des substances qui restent dans notre environnement des dizaines, voire des centaines d’années, et dans nos corps aussi.

Le nombre de cancers a doublé dans le monde depuis les années 90, celui du côlon ou du sein ont fortement augmenté ces dernières décennies chez les plus jeunes.

Face à cette situation, l’Agence européenne des produits chimiques, l’ECHA, vient de recommander l’interdiction de tous les PFAS, ces « polluants éternels » qui s’accumulent partout. C’est un pas important, mais cela pose une question politique et éthique fondamentale : le principe de précaution ne devrait-il pas être un devoir pour les décideurs, un réflexe, qui les pousse toujours à protéger les biens communs et notre santé avant tout ?

Car aujourd’hui, notre système privilégie encore trop souvent le curatif plutôt que le préventif : on soigne après coup, au lieu d’éviter les expositions, les pollutions, les maladies.

Alors, comment changer de logique ? Comment reprendre la main sur ces substances chimiques omniprésentes ? Comment sauver notre peau, sans céder à la panique, mais en exigeant des protections à la hauteur des risques ?

Emission enregistrée en public à la Gaité Lyrique en partenariat avec l’association Make Sense avec

Fleur Breteau : fondatrice et porte-parole du collectif Cancer Colère) Son ouvrage Cancer Colère, la santé et les pesticides ne sont pas une affaire d’opinion vient de sortir au Seuil

Camille Etienne : activiste pour la justice sociale et climatique

Malcom Ferdinand : ingénieur en environnement de l’University College London, docteur en philosophie politique de l’université Paris-Diderot et chercheur au CNRS (IRISSO / Université Paris-Dauphine).

Jean-François Corty : médecin Il est président de l’association Médecins du Monde depuis juin 2024


Source du contenu: www.rfi.fr

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