DÉCRYPTAGE – Héritier du groupe salafiste al-Nosra affilié à al-Qaïda, «HTS» a progressivement basculé du djihad global vers le nationalisme syrien. Depuis plusieurs années, ceux qui mènent les combats actuels contre les troupes de Bachar al-Assad, tentent ainsi de gagner en respectabilité.
«L’islam nous a enseigné la bonté et la miséricorde… Soyez un modèle de tolérance et de pardon». Ces lignes ont été écrites samedi dernier par Abou Mohammed al-Joulani, le chef du groupe Hayat Tahrir al-Sham (littéralement Organisation de libération du Levant, abrégé HTS), à l’adresse de ses combattants. Cette organisation est à l’origine de l’offensive éclair des factions rebelles et djihadistes syriennes contre le régime de Bachar el-Assad dans la région d’Alep, mercredi 27 novembre. Elle a conçu l’opération et fourni l’essentiel des effectifs et du matériel militaires. Héritière directe du Front al-Nosra, affiliée à al-Qaida, elle n’a pourtant pas le passif d’un groupe modéré. Mais ces dernières années, HTS a changé. Du moins elle l’assure.
Ses partisans brandissent désormais le drapeau de la révolution syrienne, celui-là même qu’ils piétinaient dix ans auparavant, en méprisant la cause nationaliste. Dans la région d’Idleb, où ils règnent en maître depuis 2016, «ils ont renié…
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