RÉCIT – Entre rejet du pouvoir iranien et colère contre les frappes israéliennes, la population se retrouve prise au piège d’un conflit qui n’est pas le sien.
« Partir où ? Et par quel moyen ? Je n’ai plus assez d’essence pour faire démarrer ma voiture ». Sepideh (nom d’emprunt) parle d’une voix brisée depuis son appartement de Mirdamad, au cœur du district 3, visé lundi par des frappes israéliennes. Collée à son portable, qu’elle utilise ce mardi pour nous parler via WhatsApp, la jeune femme lit et relit avec stupeur le message de Donald Trump, publié tard dans la nuit sur le réseau X, exhortant « tout le monde » à « quitter Téhéran immédiatement ».
« J’ai l’impression d’être piégée dans un mauvais jeu vidéo. Quelques heures avant, c’était le ministre israélien de la Défense qui nous menaçait en disant que “nous paierons bientôt le prix”. Comme si nous étions responsables de la fuite en avant de nos dirigeants ! Comme si les quelque 10 millions d’habitants de Téhéran étaient des pions qu’il suffisait de déplacer ! Y a-t-il quelqu’un pour nous dire comment évacuer une ville aussi densément peuplée ? »
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