La co-présidente de l’AfD a été désignée sans enthousiasme tête de liste de son parti aux élections législatives anticipées du 23 février, qui figure à la seconde place des sondages.
À l’écart des huées d’une cinquantaine de militants antifascistes berlinois assimilant l’AfD à des « nazis », le directoire du parti d’extrême droite a désigné, samedi à Berlin, sa tête de liste aux prochaines élections législatives, en la personne d’Alice Weidel, l’actuelle co-présidente de la formation. « Nous voulons remettre l’Allemagne sur le devant de la scène », a déclaré cette économiste de 45 ans issue de l’ouest du pays, et dont le grand-père fut un fonctionnaire du parti hitlérien. Entourée de deux drapeaux allemands et d’un fanion à l’emblème de l’aigle, cette dernière a décrit un pays exsangue et déclassé auquel elle a promis de rétablir « la prospérité, la paix et la liberté ».
L’Alternative für Deutschland est créditée de 19 % des voix dans les derniers sondages, ce qui en fait le deuxième parti de l’échiquier loin devant les conservateurs de la CDU mais devant les socio-démocrates d’Olaf Scholz. Un score qui lui permet d’influer largement…
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