DECRYPTAGE – Un relèvement du taux de ce «prélèvement forfaitaire unique», instauré en 2018 par Emmanuel Macron, pourrait faire partie des leviers à la disposition du gouvernement pour résorber le déficit public dans le cadre du budget 2025.
Devant le nouveau ministre de l’Économie Éric Lombard se dresse une montagne : le budget 2025 de l’État, qui a déjà mené à la chute du précédent gouvernement de Michel Barnier. Pour ramener le déficit public «entre 5% et 5,5%» cette année , un effort budgétaire «autour de 50 milliards d’euros» est nécessaire, a-t-il détaillé ce lundi 6 janvier sur France Inter. Parmi les leviers à la disposition du nouvel exécutif de François Bayrou revient la «flat tax».
Moins emblématique que l’impôt sur le revenu ou l’ancien impôt sur la fortune (ISF), ce dispositif fait pourtant lui aussi l’objet de multiples débats. Lors des dernières élections législatives anticipées, le Nouveau Front populaire (NFP) proposait par exemple dans son programme de supprimer cette flat tax – également appelée «prélèvement forfaitaire unique» (PFU). Lors des discussions au Parlement sur le projet de budget présenté par Michel Barnier, le Sénat avait voté la hausse de son taux de 30 à 33% à partir de 2025 – qui avait été rejetée à l’Assemblée -, avant que les discussions ne soient suspendues par la censure du gouvernement.
Une hausse de la flat tax «fait partie des sujets sur la table. Aucune décision n’est prise, ni dans un sens ni dans l’autre. On aborde cette discussion de façon ouverte», a fait savoir Éric Lombard sur France Inter, alors qu’il reçoit à Bercy cette semaine les forces politiques en vue de préparer le projet de loi de finances (PLF) 2025. «Si ça devait bouger, ça ne peut être qu’une évolution modérée, car ça fait partie des sujets qui nous positionnent dans la compétition internationale», a-t-il toutefois précisé.
Mesure phare du programme fiscal…
Source du contenu: www.lefigaro.fr
