RÉCIT – Les difficultés du chimiste grenoblois Vencorex placent tout un bassin d’emplois dans l’incertitude. La France dépendra de pays étrangers pour son approvisionnement en sel industriel et en chlore.
Tuyaux enchevêtrés et cheminées fumantes, la plateforme chimique de Pont-de-Claix déploie encore son immensité grise sur 120 hectares, entre les habitations des Pontois et les montagnes environnantes. Mais l’une des plus anciennes plateformes chimiques de France, créée en 1915 pour produire des gaz de combat à l’abri du front, n’est déjà plus que l’ombre de ce qu’elle était dans les années 1990. Les bâtiments fantômes, souvenirs d’une prospérité révolue, jouxtent les installations encore en activité. Ces dernières n’occupent plus que la moitié de la surface de la plateforme. Dans quelques mois, l’essentiel de ces 120 hectares risque fort d’être réduit à l’état de friche.
Le redressement judiciaire de Vencorex, principale entreprise du site, pourrait donner le coup de grâce à la plateforme de Pont-de-Claix. L’épilogue d’un long déclin entamé au début des années 2000. Arrêt d’une partie de la production de Vencorex en 2014, fermeture du spécialiste des pesticides Isochem en 2016… Les mauvaises…
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