S’il est impressionnant, ce chantier, qui se terminera en juin 2026, ne constitue pourtant pas la partie la plus complexe du démantèlement d’Eurodif.
Hautes de 123 mètres pour 90 mètres de diamètre à leur base, elles sont le symbole architectural de l’industrie nucléaire de la Drôme… Mais plus pour longtemps. Les deux tours aéroréfrigérantes d’Eurodif, ancienne usine d’enrichissement d’uranium d’Orano installée au Tricastin, à proximité de la centrale nucléaire, sont en cours de déconstruction. Depuis 2012 et la fermeture d’Eurodif, ces deux tours ne crachaient plus de vapeur d’eau. Mais le temps des décrets ministériels et de la délivrance des autorisations, ce n’est que depuis une quinzaine de jours que leur grignotage par une grue équipée d’une pince à béton a débuté.
S’il est impressionnant, ce chantier – qui se terminera en juin 2026 – ne constitue pourtant pas la partie la plus complexe du démantèlement d’Eurodif, lequel s’étalera jusqu’en 2051 pour un montant total de 1,2 milliard d’euros. Les travaux concernent au total 160 000 tonnes d’acier, soit une vingtaine de tours Eiffel, 30 000 tonnes d’équipements en divers métaux et plus de 1 300 km de tuyauterie. Décontaminés, ces matériaux dits « faiblement radioactifs » sont a priori destinés à être enfouis sur un site de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), mais Orano espère qu’ils pourront être recyclés comme le permet la loi depuis 2022. Les quelque 25 000 tonnes de béton armé composant les tours de refroidissement, qui ne relèvent pas des déchets nucléaires, n’étant jamais été en contact avec l’atome, pourront quant à elles être concassées pour servir de granulats au bénéfice des travaux publics, et leurs ferrailles fondues pour un nouvel usage.
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