Les 27 rames déjà commandées au constructeur français pour remplacer celles de la ligne 1 devaient entrer en service avant 2025. Elles sont finalement attendues pour 2026.
Malgré son conflit avec Alstom sur le retard de livraison des nouvelles rames du métro lillois, la métropole a commandé 15 trains supplémentaires au constructeur, annonce ce dernier ce lundi 20 janvier. Ces rames remplaceront de plus anciennes sur la ligne 1 à partir de 2028, pour un montant d’environ 210 millions d’euros. Elles seront deux fois plus longues – 52 mètres – que celles actuellement en circulation, et compatibles avec le nouveau système de pilotage automatique d’Alstom, – Urbalis Fluence -, tout juste installé sur la ligne. Il permet de réduire la distance entre deux rames, et donc d’augmenter la fréquence de passage des métros.
«Le réseau de la métropole européenne de Lille restera le métro avec la cadence la plus élevée au monde, avec la circulation d’une rame toutes les 66 secondes en heure de pointe», a assuré Alstom dans un communiqué de presse. Ces 15 rames supplémentaires seront conçues et assemblées sur six sites français d’Alstom, dont celui de Valenciennes (Nord).
Une première commande de 27 de ces trains nouvelle génération a déjà été passée, avec un déploiement prévu en 2026. Ce contrat a d’ailleurs donné lieu à un contentieux entre la Métropole européenne de Lille (Mel) et Alstom. Initialement attendues avant 2025, ces rames étaient censées permettre de redéployer certaines rames actuelles de la ligne 1 sur la ligne 2, dont une partie du parc sera obsolète à partir d’août 2025. La Mel a donc attaqué Alstom en justice, exigeant du constructeur qu’il pallie les conséquences de ses retards. En mai, le Conseil d’État a rejeté le pourvoi de la collectivité, estimant que le sort de la ligne 2 du métro de Lille n’était pas couvert par le contrat de fourniture de matériel de la ligne 1.
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