CRITIQUE – Un témoignage brut et solaire sur la maladie soudaine d’un enfant et la façon dont la vie va reprendre le dessus.
« Vivre ne va pas de soi », au contraire, « la vie ne tient à rien ». Chacun l’apprend à ses dépens, lorsque la mort lui rappelle qu’elle est « si près (…) qu’en élevant le bras tout le monde (pourrait la) toucher ». Laurence Tardieu raconte comment elle a éprouvé cette universelle vérité qui vient à bout de la légèreté et de l’insouciance, puis, après un long cheminement vers la joie, vous les restitue. Les faits exacts seront la colonne vertébrale de son récit, les dates comme des bouées d’amarrage. Le 17 mars 2020, les médecins diagnostiquent chez son fils une leucémie aiguë. Quatre mois plus tard, l’enfant bénéficie d’une greffe de moelle osseuse.
Pendant sa maladie, ses parents se sont séparés, et c’est chez son père qu’il passe sa première nuit hors de l’hôpital. Sa mère, qui ne l’a pas quitté du printemps à l’été, rentre seule dans un meublé qu’elle a loué à la hâte. Elle note : « Je ne sais plus vivre dans l’écoulement du temps. » La vie reprend-elle vraiment ? La jouissance…
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