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La ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin vise «deux à trois milliards d’euros d’économies».
La ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a annoncé dimanche que, «d’ici la fin de l’année», «un tiers des agences et des opérateurs» de l’État «qui ne sont pas des universités» allaient être «fusionnés ou supprimés». «C’est 2 à 3 milliards d’économies à la clé», a-t-elle indiqué sur CNews/Europe 1, avec notamment «moins d’emplois publics à la clé».
«L’État va faire du ménage dans notre organisation, parce que les Français le demandent», a avancé Amélie de Montchalin. «Aujourd’hui, on a 180.000 personnes qui travaillent dans les agences et les opérateurs, plus que de gendarmes dans le pays», a-t-elle rappelé. «Ces 180.000 personnes ont toutes un métier, une mission, notre rôle, c’est de considérer que (…) les choses ne sont pas immuables», a-t-elle ajouté. Plusieurs agences étaient dans le collimateur du gouvernement et de la droite en début d’année, notamment l’Agence bio, menacée un temps de disparition après le vote mi-janvier au Sénat d’un amendement auquel la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, ne s’était pas opposée.
Interrogée sur la façon dont les suppressions «d’emplois publics» pourraient se faire, Amélie de Montchalin a répondu : «Vous avez des gens qui partent à la retraite, vous avez des gens que vous pouvez mettre ensemble, on a plein de moyens sans faire dans la casse sociale.» «Je serai auditionnée» par une commission du Sénat «mi-mai, je ferai des annonces à ce moment-là», a ajouté Amélie de Montchalin.
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