Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé, vendredi 21 novembre, une réduction de 17 % de son budget pour 2026 et la suppression de 2 900 postes, en raison des baisses des contributions des donateurs.
« Le CICR reste déterminé à intervenir en première ligne des conflits, là où peu d’autres organisations peuvent opérer. Mais la réalité financière nous oblige à prendre des décisions difficiles, afin de pouvoir continuer à fournir une aide humanitaire vitale à ceux qui en ont le plus besoin », a déclaré la présidente du CICR, Mirjana Spoljaric, dans un communiqué.
L’Assemblée du CICR, organe suprême de gouvernance de l’organisation composé uniquement de représentants suisses, a approuvé vendredi un budget 2026 en baisse de 17 % sur un an, à hauteur de 1,8 milliard de francs suisses (plus d’1,9 milliard d’euros).
La baisse du budget du CICR, qui entend prioriser davantage ses activités, se traduit aussi par une réduction d’environ 2 900 postes (équivalents temps plein) dans l’ensemble de l’organisation, qui compte plus de 18 000 collaborateurs à travers le monde.
Environ un tiers des réductions de postes se fera avec des départs volontaires et le non-remplacement de postes vacants. Ces coupes budgétaires sont une réponse à la baisse des contributions des donateurs pour l’aide humanitaire, alors même que le nombre de conflits augmente dans le monde, déplore le CICR.
Transition douloureuse
« Alors que les budgets de défense augmentent fortement, les Etats doivent également consacrer davantage d’efforts et de ressources à la prévention des conflits, au respect des règles de la guerre et à l’aide humanitaire », a déclaré Mme Spoljaric. « Ne pas le faire risquerait d’entraîner encore plus de souffrances dans le monde », a-t-elle averti.
L’organisation basée à Genève se dit déterminée à protéger et aider les personnes touchées par les conflits armés. Pour ce faire, elle entend prendre des mesures « visant à améliorer son efficacité, à rationaliser ses opérations et à diversifier sa base de donateurs ».
Sur son site Tnternet, le CICR indique que ses principaux donateurs actuels sont les gouvernements, leurs contributions couvrant près de 82 % du budget, en moyenne, ces cinq dernières années.
De nombreuses agences de l’ONU sont aussi forcées de supprimer des milliers d’emplois dans le monde et à Genève, et revoir leurs ambitions à la baisse, face à la diminution brutale des financements.
Une transition douloureuse par laquelle le CICR avait déjà été forcé de passer en 2023-2024, avec 4 500 postes supprimés dans le monde.
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