«Il faut préserver les entreprises» : Bayrou souhaite rediscuter de la taxe sur les superprofits

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Le nouveau gouvernement pourrait ne pas reprendre telle quelle la surtaxe sur les grandes entreprises du budget 2025 de Michel Barnier. «Les grandes entreprises sont le tissu économique de la France», a affirmé le premier ministre.

Rejetée par l’Assemblée nationale, validée par le Sénat, la surtaxe sur les grandes entreprises prévue dans le budget 2025 a connu un examen parlementaire mouvementé, avant d’être enterrée avec le gouvernement de Michel Barnier. Cette «contribution exceptionnelle» sur les superprofits des plus grands groupes sera-t-elle reprise par le nouveau gouvernement formé par François Bayrou ? Invité sur le plateau de France 2 ce jeudi, le nouveau premier ministre a affirmé vouloir «prendre cette question au sérieux» et en «discuter avec chacun des groupes parlementaires».

«C’est tellement facile de dire qu’on va mettre un impôt sur les grandes entreprises, assure le président du Modem. Excusez-moi, mais les grandes entreprises sont le tissu économique de la France.» Interpellé par Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, sur les dysfonctionnements du service public, François Bayrou fait le constat que «le système est malade» alors que «la France est le plus le plus imposé d’Europe et du monde». Preuve, selon lui, que «ça n’est pas par l’impôt qu’on fait la bonne marche d’une société». «Il faut préserver les entreprises, martèle-t-il. C’est le seul lieu où l’on crée de l’emploi et de la richesse.» Interrogé sur la façon dont il compte financer l’action publique, le premier ministre est allé sur le terrain des gains de productivité, prenant en exemple l’Allemagne. «Si nous avions le même taux d’emploi et la même productivité que nos voisins, on n’aurait pas de problèmes de financement», affirme-t-il.

Avec la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, le gouvernement avait espéré renflouer les caisses de l’État de 8 milliards d’euros en 2025 et 4 milliards en 2026. Elle était ciblée sur les quelque 450 entreprises réalisant plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires en France et devait prendre la forme d’une majoration de l’impôt sur les sociétés, dont le taux aurait été réduit de moitié en 2026 avant de disparaître. La mesure avait été préalablement rejetée à l’Assemblée après un amendement de la gauche qui a renforcé le taux d’imposition.


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Source du contenu: www.lefigaro.fr

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