ENTRETIEN – Selon le fondateur du cabinet d’avocat August&Debouzy, la judiciarisation de l’économie affaiblit la compétitivité des entreprises.
Fondateur du cabinet d’avocats August Debouzy, qui fête cette année ses 30, Gilles August analyse l’impact de l’incertitude judiciaire sur la vie des entreprises.
Le FIGARO. – Aux États-Unis, nombre de cabinets d’avocats ont été menacés par le président Trump. Que cela vous inspire-t-il ?
Gilles AUGUST. – Cela relève d’une violence particulièrement perfide et sournoise, qui s’attaque à un pilier fondamental de la liberté. Depuis que la civilisation existe, on considère que lorsqu’il y a un procès, il faut un avocat. Dans certaines circonstances, c’est le dernier rempart de la liberté collective et individuelle. Aux États-Unis, une autre profession persécutée est le journalisme. Leur point commun : ce sont des voix. Les régimes autoritaires, pour se maintenir, cherchent à faire taire ceux qui leur résistent. C’est inadmissible. C’est le pendant de la « cancel culture », qui cherche, elle aussi, à faire taire certaines voix.
Les décisions de Donald Trump ajoutent-elles une incertitude…
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