L’onde de choc provoquée par ses droits de douane tous azimuts pourrait pousser le président américain à négocier. Malgré la fermeté affichée dans son entourage.
Les explications oiseuses des ténors de l’Administration Trump, alors que Wall Street essuyait sa plus forte tempête depuis 2020, ont démontré une chose au lendemain de l’annonce de la grande vague de droits de douane du Rose Garden : Donald Trump improvise beaucoup. La « clarté » promise grâce aux montants précis des surtaxes désormais exigées de tous les pays du monde n’est nullement au rendez-vous, au contraire.
Howard Lutnick, secrétaire au Commerce, a tenté jeudi de crédibiliser le message de fermeté convenu avec la Maison-Blanche. « Je ne crois pas qu’il y ait une chance que Trump fasse marche arrière sur ces droits de douane », affirmait ainsi l’homme qui chapeaute les équipes qui ont calculé de manière grossièrement arbitraire des hausses de droits de douane de 20 % à 65 %. « Ce n’est pas négociable. Nous sommes en situation d’urgence nationale », a répété ensuite Peter Navarro sur la pelouse de la Maison-Blanche, dont il est un conseiller influent. Et les deux…
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