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Patrick Pouyanné a plaidé pour que toutes les entreprises affichant aujourd’hui des bénéfices appliquent ce « principe simple », par « souci de cohérence ».
Les entreprises françaises aidées pendant la crise sanitaire du Covid doivent-elles rendre l’argent perçu de l’État, maintenant qu’elles ont redressé la barre ? C’est l’intime conviction du PDG de TotalEnergies Patrick Pouyanné, auditionné cette semaine par la commission d’enquête sur l’utilisation des aides publiques aux grandes entreprises. Devant les sénateurs, le patron d’un fleuron du CAC 40 a plaidé pour que toutes les entreprises affichant aujourd’hui des bénéfices appliquent ce « principe simple », par « souci de cohérence ».
Et s’il estime « légitime » le fait qu’à l’époque, l’État intervienne pour aider certaines entreprises en difficulté, il se dit désormais profondément convaincu que « ces mêmes groupes, cinq ans après, doivent se poser la question du retour ». Et à plus forte raison « s’ils ont des résultats significatifs », citant en exemple les groupes PSA et Air France. Car « c’est l’argent des Français qu’on utilise. L’argent de l’État, c’est l’argent des Français », a-t-il rappelé, persuadé que ces derniers doivent « savoir ce que devient leur argent ».
Sera-t-il le premier à montrer l’exemple ? Non, puisque, comme il l’affirme, « TotalEnergies est sûrement la seule ou l’une des seules entreprises du CAC 40 à ne pas avoir reçu d’aide Covid ». Une « décision éthique » prise par le conseil d’administration du groupe, qui avait alors préféré ne pas toucher d’aide financière de l’État plutôt que de rogner sur les dividendes.
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