DÉCRYPTAGE – Le repositionnement géopolitique américain a refroidi les ardeurs de Giorgia Meloni pour la constellation satellite de Musk.
En début d’année, Giorgia Meloni laissait entendre que l’Italie n’avait peut-être pas d’autre choix que de confier ses communications sécurisées à l’opérateur satellitaire américain Starlink. Ce qui aurait fait de l’Italie le premier pays européen à s’engager avec la société d’Elon Musk pour des services autres que civils. Si ce dernier s’est dit immédiatement « prêt à fournir à l’Italie la connectivité la plus sûre et la plus avancée ! », l’affaire a suscité un tel émoi dans les milieux militaires italiens qui redoutent la fuite de données stratégiques, dans l’opposition au Parlement et même au sein de la coalition au pouvoir, que le gouvernement a dû vite réfréner son enthousiasme initial.
Avec le lâchage de l’Ukraine par les États-Unis dont certains responsables ont menacé de couper le signal Starlink, crucial pour les militaires ukrainiens, et le réalignement stratégique de Washington sur des positions de Moscou, la recherche de l’alternative est devenue une nécessité pour…
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