CRITIQUE – Réédition de sept de leurs romans à suspense écrits à quatre mains. Certains ont inspiré des cinéastes comme Clouzot (« Les Diaboliques ») et Hitchcock (« Sueurs froides »).
On pourrait dire, en s’inspirant du titre des romans portés respectivement à l’écran par Clouzot et Hitchcock, que Boileau et Narcejac, après avoir été « ceux qui n’étaient plus », nous reviennent « d’entre les morts ». Tant il est vrai que leurs noms associés qui ont, durant plusieurs décennies, conquis un lectorat peu sensible aux outrances du roman noir avaient fini par s’estomper. Et leurs livres par se trouver relégués dans les boîtes des bouquinistes.
C’est donc le cinéma qui les réveille, au sommaire d’un « Quarto » intitulé Suspense, du roman à l’écran. Sept romans et un dossier très fourni concernant la relation des deux auteurs avec le septième art, mais aussi la pratique de la fiction policière, les rappellent à notre bon souvenir. Ils nous permettent du même coup de faire mieux connaissance avec ces complices dans le crime que leurs photographies nous montraient toujours sous l’apparence de messieurs bien tranquilles.
Avide de lectures
Pierre Boileau naît en 1906 sur la butte Montmartre…
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