Sur Netflix, « De rockstar à tueur : le cas Cantat » dénonce la couverture médiatique qui fut accordée au meurtre de Marie Trintignant

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NETFLIX – A LA DEMANDE – SÉRIE DOCUMENTAIRE

Si l’on passe outre à son titre sans pincettes, ses effets de montage vaguement sensationnalistes et la déontologie un peu particulière de Netflix en matière de documentaire – Anne-Sophie Jahn, qui a coécrit, coréalisé la série et en est aussi la voix off, est interrogée face caméra au même titre que les autres intervenants –, Le cas Cantat a le mérite, et surtout l’utilité, de rappeler de quelle manière étaient traités les féminicides jusqu’à ce que la vague #MeToo ne vienne faire table rase du passé. Tout au moins jusqu’au retour de bâton que l’on connaît aujourd’hui.

Si Anne-Sophie Jahn, journaliste au Point, autrice du livre Désir noir (Flammarion, 2023), s’est intéressée au « cas Cantat », explique-t-elle, ce n’est pas pour la mort de Marie Trintignant (1962-2003), mais pour celle de son ex-femme, Kristina Rady (1968-2010). Jugé coupable d’avoir battu à mort Marie Trintignant, alors sa compagne, en 2003, Bertrand Cantat a purgé une peine de quatre ans de prison (sur les huit années prévues par la sentence) avant sa libération anticipée en 2007. L’autopsie, détaillée dans le documentaire alors qu’elle n’avait pas fait l’objet de beaucoup de publicité à l’époque, a largement contredit la version de Cantat d’un accident et d’une chute de la comédienne contre un radiateur.

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Source du contenu: www.lemonde.fr

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