Frappes israéliennes en Iran : qui est Abdolrahim Mousavi, nouveau chef d’État-major des forces armées iraniennes ?

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PORTRAIT – Le successeur de Mohammad Bagheri, tué dans une frappe israélienne en Iran le 13 juin, a notamment participé à la répression des manifestations qui ont suivi la mort de Mahsa Amini.

Le sommet de l’état-major militaire iranien a retrouvé une tête. Quelques heures après les frappes israéliennes sur l’Iran qui ont causé la mort de Hossein Salami, général des Gardiens de la Révolution islamique, et de Mohammad Bagheri qui dirigeait les forces armées, Ali Khamenei a nommé le général de division Abdolrahim Mousavi en remplacement de ce dernier.

Né en 1960 à Qom, en Iran, Abdolarim Mousavi est issu de l’artillerie. Il est entré à l’École des forces terrestres de l’armée en 1979, avant de servir pendant la guerre opposant l’Iran et l’Irak entre 1980 et 1988.

Il a ensuite été nommé directeur adjoint de la planification et des programmes des forces terrestres, avant d’être commandant en chef adjoint des forces armées et chef du Centre d’études stratégiques et des forces armées entre 2005 et 2016. Il a ensuite pris le commandement adjoint des forces armées iraniennes entre juin 2016 et août 2017, avant d’être promus au grade de général de division sur ordre d’Ali Khamenei. Il devient alors commandant général de l’armée de la République islamique.

«Graves violations des droits humains en Iran»

Les États-Unis ont annoncé en 2023 des sanctions à l’encontre du nouveau chef d’État-major des forces armées. L’Union européenne a également mis en place des sanctions à l’encontre de l’Iranien au motif qu’il serait «responsable de graves violations des droits de l’homme en Iran»

Le site «Open Sanctions» indique également que Mousavi porte la responsabilité de l’implication de l’armée iranienne dans la réponse violente du régime aux manifestations de 2022. « À plusieurs reprises, Mousavi a décrit les manifestations en Iran comme des émeutes organisées et planifiées par les ennemis de l’Iran  , les présentant ainsi comme une menace pour la sécurité nationale », présente ainsi le média. Mousavi aurait «exhorté le pouvoir judiciaire à précipiter les procès et à accélérer l’exécution des peines prononcées à la rencontre des manifestants, bafouant ainsi leur droit à un procès équitable». 

Mousavi aurait également tenu «des propos menaçants à l’encontre des participants au mouvement de protestation. Il a également salué la réaction violente des forces de sécurité iraniennes face aux manifestants, la décrivant comme un moyen efficace de neutraliser les ennemis de l’Iran. Il est donc responsable de graves violations des droits humains en Iran », ajoute encore le média.

Source du contenu: www.lefigaro.fr

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