CRITIQUE – Le premier long-métrage de Louise Courvoisier dépeint sans pittoresque la vie de jeunes gens dans le Jura. Un petit bijou.
On ne sait pas s’ils sont vraiment vingt : en tout cas, les dieux sont nombreux à s’être penchés sur le berceau de Louise Courvoisier. L’évidence est là. Un talent inouï éclate sous nos yeux, avec l’air de dire que le cinéma, c’est simple comme bonjour. Ce premier film est d’ores et déjà le meilleur de sa réalisatrice. Vingt dieux débarque sans crier gare, et rafle tout sur son passage, des prix, des applaudissements du public, des critiques en pâmoison. Tout cela est mérité. On n’en attendait pas autant de cette chronique paysanne où il est question de fromage, de bitures et de coucheries.
Dans le Jura, Totone (Clément Faveau) se la coule douce. Ce rouquin engloutit des litres de bière, ne rate pas un comice agricole, ne craint pas de sauter sur les tables pour se lancer dans une danse du Limousin, qui consiste à enlever un à un ses vêtements sous les acclamations de la foule. Comme c’est l’été, l’adolescent à la peau délicate risque de prendre des coups de soleil…
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