L'organisateur de l'exposition qui montrait une œuvre avec Emmanuel Macron décapité entendu par la police

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Après la plainte contre X déposée par le président de la République, l’auteur de cette représentation a répondu aux enquêteurs. Il explique qu’il souhaitait «juste peindre la colère d’un Guadeloupéen».

L’organisateur de l’exposition ayant montré une oeuvre représentant la tête coupée Emmanuel Macron tenue à bout de bras a été entendu jeudi par les enquêteurs en Guadeloupe après la plainte contre X déposée par le président de la République, a-t-il indiqué. «J’ai refusé de répondre aux questions qu’on m’a posées», a indiqué aux journalistes Philippe Verdol, le président de l’association EnVie-Santé, à sa sortie du commissariat à Pointe-à-Pitre où il était convoqué.

Emmanuel Macron a déposé plainte à la suite de l’exposition d’une œuvre représentant un homme tenant à bout de bras la tête décapitée du chef de l’État, brandie en l’air. Elle faisait partie d’une exposition intitulée «Exposé.e.s au chlordécone» ouverte en janvier au Centre des Arts, un bâtiment désaffecté depuis des années à Pointe-à-Pitre occupé par un collectif d’artistes, le Kolèktif Awtis Rézistans.

L’exposition avait été organisée à l’initiative de l’association EnVie-Santé. La plainte a été déposée pour «atteinte volontaire à la vie ou l’intégrité physique de la personne sans que cela soit suivi d’effet», a précisé l’avocat de l’artiste et des organisateurs, Me Patrice Tacita.

Le tableau «n’avait pas d’intention ou de message (…). Je peignais juste la colère d’un Guadeloupéen» a indiqué l’auteur de l’œuvre, Blow, lors d’une conférence de presse mercredi. Convoqué le 20 février au commissariat, il a dit «être confiant» quant à l’issue de l’affaire.

Source du contenu: www.lefigaro.fr

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