CRITIQUE – Cinq photographes, du Canadien Edward Burtynsky au Français Laurent Millet, cherchent la beauté dans un monde menacé par l’homme.
Voir le paysage au cœur du paysage, c’est le pari romantique et philosophique de Chaumont-Photo-sur-Loire et de ses expositions d’hiver au château, jusqu’au 23 février. Pour sa 7e édition, le festival photo taillé sur mesure par sa directrice Chantal Colleu-Dumond pour le Domaine de Chaumont-sur-Loire invite le visiteur à faire une pause et à regarder au loin, comme on s’arrête en haut d’une crête pour contempler le vaste monde et en tirer conscience et morale. « Nous venons de la nature, il est important d’avoir une certaine révérence pour elle, car nous sommes liées à elle… Si nous détruisons la nature, nous nous détruisons nous-mêmes », professe Edward Burtynsky, devant ses grands formats inédits sur l’Afrique malade de l’Anthropocène (du nom de l’un de ses livres paru en 2018 chez Steidl).
Né en 1955 en Ontario de parents ukrainiens émigrés au Canada en 1951, ce natif d’un pays aux grands espaces fut mineur, ouvrier avant de devenir star de la photo environnementale…
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