Des médias allemands et autrichiens ont relayé, mardi, un canular annonçant la mort de la romancière autrichienne, distinguée en 2004 par l’Académie suédoise.
Un canular d’un goût douteux. Des médias allemands et autrichiens ont repris, mardi, la fausse nouvelle de la mort du prix Nobel de littérature Elfriede Jelinek, qui a confirmé à l’AFP qu’elle était parfaitement vivante. « Encore ? C’est la seconde fois que je suis morte. Cela m’est déjà arrivé l’année dernière. Mais je suis toujours là », a réagi la romancière et dramaturge de 78 ans, auteur des Amantes, Enfants des morts ou La Pianiste, adapté en 2001 par Michael Haneke au cinéma.
En 2004, Elfriede Jelinek a rejoint le cercle très fermé des femmes distinguées par le prix Nobel de littérature. L’auteur, qui habite à Vienne, est l’un des écrivains de langue allemande les plus lus et les plus étudiés en France. Depuis 2009, elle fait partie des dix auteurs germanophones prescrits par l’éducation nationale.
À lire aussi
Elfriede Jelinek, prix Nobel de littérature, compare le Hamas aux nazis
Épingler « l’imprudence » des journalistes
Postée pour la première fois sur X par un compte se faisant passer pour la filiale d’un éditeur allemand, l’information erronée a notamment été relayée par Der Standard, l’un des principaux quotidiens autrichiens. Avant que le même compte ne publie le message suivant : « La fausse nouvelle est un canular créé par moi, le journaliste italien Tommasso Debenedetti ».
La maison d’édition dont il s’est inspiré pour créer un faux compte crédible, Rowohlt Verlag, a elle aussi démenti l’information. Tommaso Debenedetti, présenté dans les médias comme un professeur de lycée à Rome, diffuse de fausses informations en ligne depuis des années pour démontrer « l’imprudence de journalistes prompts à reprendre des informations sans les vérifier », a-t-il expliqué par le passé. Il avait notamment annoncé la disparition du pape François.
Des hommes politiques se font parfois duper. En 2022, une députée autrichienne avait demandé une minute de silence lors d’un comité parlementaire en hommage à l’ancien chancelier autrichien Franz Vranitzky déclaré mort, à tort, par le même piégeur.
Source du contenu: www.lefigaro.fr
