DÉCRYPTAGE – Prenant acte de la nomination du centriste à Matignon, LR plaide pour le maintien de Retailleau à l’Intérieur mais pas à «n’importe quel prix».
Après une interminable valse des noms pour succéder à Michel Barnier, le chef de l’État a finalement arrêté son choix. Vendredi, Emmanuel Macron a nommé François Bayrou, l’un de ses soutiens historiques, premier ministre. La droite perd donc Matignon. Et doit désormais faire face à un scénario dont elle ne rêvait pas particulièrement.
C’est que, entre Les Républicains (LR) et le centriste de Pau, ce ne fut pas toujours un chemin bordé de roses. Le président du MoDem a souvent été perçu comme un allié potentiel mais aussi comme un « opportuniste sans foi ni loi », guidé par ses « ambitions personnelles ». Ils sont nombreux à droite à ne pas avoir oublié son retournement spectaculaire en 2017, au terme d’une négociation secrète avec Emmanuel Macron, alors candidat. Parce que le chef du MoDem avait aussi choisi de ne pas voter Sarkozy en 2007, puis de soutenir Hollande en 2012. Autant de « trahisons », que nombre de LR ne sont pas près d’oublier.
À lire aussi
François Bayrou à Matignon, la revanche d’un inlassable centriste
Un parlementaire…
Source du contenu: www.lefigaro.fr
