Face aux nombreux programmes de génération de musique basés sur l’IA qui ne s’acquittent d’aucuns droits, l’organisme français souhaite réglementer ses usages.
Voilà sept ans que la Sacem (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique) examine les problématiques liées à l’intelligence artificielle dans la musique. « Nous avions anticipé ces questions avant même l’émergence de ChatGPT », explique David El Sayegh, son directeur général adjoint. Lancé en novembre 2022, ChatGPT a accéléré le processus. C’est à ce moment-là que le grand public a été sensibilisé à la notion d’intelligence artificielle (IA). Depuis, de nombreux outils se sont développés, comme des programmes de génération de musiques basés sur l’IA générative.
Udio et Suno, entreprises américaines, sont nées en 2003. La présence de ces outils d’IA générative, qui ne s’acquittent d’aucuns droits, oblige la Sacem à une vigilance accrue. Le déploiement de ces logiciels fait déjà peur à certains, notamment aux compositeurs de musiques de films ou de séries TV qui craignent d’être remplacés. Patrick Sigwalt, compositeur et président du Conseil d’administration de la Sacem, se veut…
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