CRITIQUE – Unique femme de l’école de Londres, qui popularisa Lucian Freud ou Francis Bacon, cette artiste décédée il y a deux ans bénéficie d’une superbe rétrospective au Kunstmuseum de Bâle.
Attention, Paula Rego (1935-2022) est au tableau. Et le Kunstmuseum de Bâle révèle à son public une artiste à part entière. Avec cette farouche Portugaise, unique femme à sortir des rangs de l’école de Londres, débarque un monde haut en couleur et souvent terrible, au fond, qui regarde l’humanité droit dans les yeux. Son pair et son aîné, l’Irlandais Francis Bacon (1909-1992), disséquait ses amours sadomasochistes dans de larges compositions où la violence des faits contrastait avec la suavité d’un bleu céleste ou d’un rose à la Gauguin.
Autre peintre de ce cercle inspiré, Lucian Freud a imposé ses portraits fabuleux, de plus en plus nus, charnus et impitoyables. Coloriste intense, Paula Rego a composé son univers entre contes cruels et scènes surréalistes qui changent l’échelle des personnages et transforment la simple vie quotidienne en récit édifiant.
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