Dégradation du musée du Louvre : Emmanuel Macron se rendra sur place mardi

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Interpellé par la direction de l’établissement, le président pourrait annoncer une nouvelle phase de travaux, trente ans après le Grand Louvre de François Mitterrand.

Emmanuel Macron se rendra mardi 28 janvier, dans l’après-midi, au Louvre pour s’exprimer sur la dégradation de l’état du plus grand musée du monde après l’alerte donnée par sa directrice, a annoncé vendredi l’Élysée. «Le Louvre est un symbole de la France, c’est une fierté française. Ce serait une faute de rester sourd et aveugle face aux risques qui pèsent aujourd’hui sur le musée», a indiqué l’entourage du chef de l’État à l’AFP.

Voici plusieurs mois que Laurence des Cars, présidente-directrice du musée du Louvre à Paris, tire la sonnette d’alarme sur la vétusté du plus grand musée du monde, espérant obtenir un soutien financier adéquat. Il y a deux ans, elle avait produit un rapport qui avait atterri sur le bureau de l’Élysée dans laquelle elle expliquait déjà que, d’une part, le musée avait besoin de réaliser des travaux de sauvegarde et d’entretien du bâtiment et que, d’autre part, elle proposait des aménagements avec la réalisation d’une nouvelle entrée, de nouveaux espaces d’accueil du public, etc. Le dossier était «en cours d’étude» depuis.

900 millions de travaux

Dans une nouvelle note du 13 janvier adressée à la ministre de la Culture, Rachida Dati, qui a fuité dans la presse, la dirigeante déplore entre autres « la multiplication d’avaries dans des espaces parfois très dégradés », « l’obsolescence (des) équipements techniques », ainsi que « d’inquiétantes variations de températures mettant en danger l’état de conservation des œuvres ».

Si la salle qui abrite La Joconde, admirée chaque jour par environ 20 000 visiteurs, n’est pas touchée par les avaries, ce n’est pas le cas d’autres parties du bâtiment dans l’aile Sully, a confirmé à l’AFP une source proche du dossier. Ce vaste espace, qui se déploie sur quatre niveaux autour de la Cour carrée, abrite notamment des chefs-d’œuvre de la peinture française et du département des objets d’art.

Au moins « 100 millions d’euros d’investissements seraient nécessaires, notamment pour des travaux de restauration prioritaires, dont seulement 26 millions sont assurés en 2024, le reste devant s’étaler jusqu’en 2032, faute de budget », a indiqué à l’AFP une autre source proche du dossier. Au total, la direction du musée a chiffré à 500 millions les travaux d’entretien, de restauration et de mise aux normes du palais et à 400 millions supplémentaires la réalisation de la nouvelle entrée et de nouvelles salles qui pourraient recevoir La Joconde et des expositions temporaires.

La dernière grande phase de travaux dans le musée s’est achevée en 1995 avec la fin de la réalisation du Grand Louvre souhaitée par François Mitterrand. Le musée avait, en une dizaine d’années, triplé de surface en ouvrant de nouveau espaces d’exposition mais aussi des zones techniques et scientifiques et des espaces d’accueil qui faisait défaut, la pyramide et son grand hall notamment. Conçus pour accueillir 4 millions de visiteurs, ces aménagements connaisssent aujourd’hui leur limite avec une fréquentation qui a plus que doublé.  

Comme beaucoup d’institutions publiques, Le Louvre mise de plus en plus sur ses ressources propres, avec une privatisation accrue de ses espaces, y compris la salle des États (qui abrite la Joconde, NDLR), et cherche à multiplier celles issues du mécénat.



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