L’actrice a révélé s’être disputée avec sa mère au sujet d’une tribune publiée en 2018, en plein essor du mouvement #MeToo.
« Elle s’est fait avoir », estime Chiara Mastroianni. Dans une interview accordée quotidien italien Corriere della Sera le 30 décembre dernier, la fille de Marcello Mastroianni a révélé avoir eu une grosse dispute avec sa mère au sujet de la tribune sur « la liberté d’importuner » signée le 9 janvier 2018 par Catherine Deneuve. Cette tribune, en réponse à #MeToo et à la libération de la parole sur les violences sexistes et sexuelles apparue dans le sillage de ce mouvement, avait été diffusée sur le site du Monde . Elle avait été rédigée par un collectif de cent femmes qui tenait à défendre « une liberté d’importuner, indispensable à la liberté sexuelle ».
Chiara Mastroianni a révélé avoir été « mortifiée » lors de cette découverte : « Je lui ai dit : “ Écoute, ça aurait été mieux si tu l’écrivais ”, parce qu’elle écrit très bien. Pour moi le texte est arrivé au mauvais moment et a été écrit avec les pieds comme on dit en français et je ne pense pas par des gens aussi bien intentionnés », a déclaré l’actrice avant d’en conclure : « En fait, je pense qu’elle s’est fait avoir sur ce coup-là. »
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« Cette histoire de sa foutue affiche mal écrite a fait l’objet d’une grosse dispute entre elle et moi. Mais nous n’avons jamais eu de disputes qui nous amènent à ne plus nous parler. En fait, heureusement, nous avons eu des disputes, car certains parents n’admettaient même pas avoir une conversation honnête avec leurs enfants. Ma mère acceptait que je puisse être en désaccord, c’est le signe d’une grande intelligence», a raconté l’actrice. Avant de conclure : « Et pour en revenir à ce foutu texte qu’elle a signé, je pense qu’il faut remettre les choses dans leur contexte, je pense que les actrices de cette génération, de cette beauté, ont vu et vécu des choses dont personne ne s’est même posé la question : est-ce bien ou pas ? D’accord ? »
Pour mémoire, ce texte évoquait le mouvement MeToo et ses supposés « dangers » : « Cette justice expéditive a déjà ses victimes, des hommes sanctionnés dans l’exercice de leur métier, contraints à la démission, etc., alors qu’ils n’ont eu pour seul tort que d’avoir touché un genou, tenté de voler un baiser, parlé de choses intimes lors d’un dîner professionnel ou d’avoir envoyé des messages à connotation sexuelle à une femme chez qui l’attirance n’était pas réciproque ».
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