DÉCRYPTAGE – Dix ans après la disparition de l’UMP, Les Républicains envisagent une nouvelle fois de changer de nom. Un chemin emprunté par plusieurs partis depuis 2017, qui témoigne avant tout de considérations marketing.
Que faire de la marque LR ? L’été dernier, au lendemain des élections législatives, Bruno Retailleau la disait « morte ». Désormais, le ministre de l’Intérieur se montre plus réservé. Les bons scores réalisés par les candidats de droite aux élections partielles seraient la preuve que l’étiquette LR reste efficace électoralement. Laurent Wauquiez, lui, plaide pour un changement de nom et propose de consulter les adhérents du parti à ce sujet.
Avec cette idée, le chef de file des députés LR s’inscrit dans la « continuité du parti gaulliste qui changeait de nom fréquemment », rappelle Frédéric Dabi, directeur de l’Ifop. Depuis 1958, cinq titres se sont succédé : UNR, UDR, RPR, UMP et LR. Une effervescence qui détonne dans la famille de la droite européenne – impensable pour la CDU, dont le nom reste inchangé depuis sa création, en 1945, ou le Parti conservateur britannique, fondé en 1834.
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