Cannes 2025 : notre critique d’Alpha, plutôt bêta

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COMPÉTITION – Pour son retour sur la Croisette après la palme d’or Titane en 2021, la réalisatrice française Julia Ducournau livre un pudding amphigourique sur fond de pandémie.

Plus bêta, tu meurs. Alpha n’a même pas la chance d’avoir un petit ami qui se prénomme Roméo. Cela aurait donné un peu d’originalité à ce pudding amphigourique sur fond de pandémie. Un virus rôde. Les corps se transforment en statues de marbre. Alpha, adolescente tourmentée, se réveille d’une fête avec un A majuscule tatoué sur le bras. Sa mère, qui est médecin, s’affole. Et la contamination ? Déjà que l’oncle toxicomane se terre dans l’appartement : ah, comme la vie était dure dans les années 1980 (1980 ? La date n’est pas précisée, mais le sida semble être responsable des embouteillages dans les hôpitaux, à moins qu’il ne s’agisse d’une métaphore sur le Covid) !

La gamine s’ouvre le front en se cognant contre la paroi de la piscine. Le nuage de sang qui l’entoure déclenche la panique parmi les baigneurs. Julia Ducournau signe un clip morbide, à l’esthétique très Beineix. Pour le scénario, on songerait plutôt à Luc Besson. C’est dire si tout cela vise haut. L’image est…

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