L’Orchestre national d’Île-de-France et le Chœur de Radio France unissent leurs forces pour faire redécouvrir, le 13 mai, Hiob, brève cantate dramatique, qui rappelle que la sœur de Felix Mendelssohn légua bien plus que quelques mélodies avec piano.
Une « musicienne hors-ligne, pianiste remarquable, femme d’un esprit supérieur, douée de facultés rares comme compositeur… » C’est en ces termes que Charles Gounod décrira Fanny Hensel-Mendelssohn à la mort de cette dernière. Bien que plus jeune de treize ans, le compositeur s’était lié d’amitié avec elle pendant son séjour à la Villa Médicis, dans les années 1839-1840. L’aînée des Mendelssohn, qui faisait alors le tour de l’Italie, eut sur lui une influence décisive. Lui faisant découvrir une large part de la culture et de la musique allemande que, selon ses propres termes, il croyait connaître mais dont il ignorait tout. Goethe – le Faust de Gounod aurait-il vu le jour sans sa rencontre avec Fanny ? -, mais aussi Bach, Beethoven… Et bien sûr Fanny Mendelssohn elle-même.
Car à l’aube de ses 35 ans, celle qui succombera à une attaque huit ans plus tard en pleine répétition (léguant plus de 450 œuvres dont la plupart restent à redécouvrir !) est déjà à la tête de nombreux opus…
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