Top 14 : face à l’UBB, le Stade Français n’a déjà plus le choix

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En queue de peloton, les Parisiens n’ont plus de joker. Il leur faut battre les Bordelais, ce samedi à Jean-Bouin, sous peine de vivre une fin de saison la peur au ventre.

Branle-bas de combat chez les soldats roses. Ce premier match de la phase retour du championnat est décisif, déterminant. Le gagner pour conserver l’espoir d’une «remontada» ou, a minima, d’une fin de saison sans trop de stress. Le perdre et rester scotché en queue de peloton, à la lutte avec Lyon, Perpignan et Pau pendant de longues semaines pour éviter la place de barragiste.

Problème. Le Stade Français n’est (toujours) pas dans une bonne dynamique. Depuis début décembre, Top 14 et Champions Cup confondus, les Parisiens n’ont gagné qu’une rencontre (juste avant Noël, face à Perpignan, 24 à 7) pour quatre défaites. Et ils ont déjà concédé un revers à domicile, face à Toulon, fin septembre. Autant dire le Stade Français n’a plus aucun droit à l’erreur à Jean-Bouin, lui qui est la seule équipe à ne pas avoir glané le moindre point (même pas un bonus défensif) loin de la Porte d’Auteuil cette saison.

Les Parisiens rossés au match aller

Danger donc, quand se pointe une Union Bordeaux-Bègles aux ambitions assumées et surfant sur une tout autre dynamique. Les Girondins n’ont, eux, plus perdu depuis le 2 novembre et se présentent à Paris la confiance gonflée par une série de six victoires d’affilée. Et le souvenir d’un match aller, en ouverture de la saison de Top 14, le 7 septembre dernier, où ils avaient rossé le Stade Français 46 à 26.

Peur sur Paris donc ? «Pas de peur, mais de la pression. De la bonne pression, ajoute Louis Foursans, demi-polyvalent, de mêlée ou d’ouverture. Le groupe est conscient de la place où nous sommes, Ce match est un tournant. Il faut à tout prix le gagner. On a bien travaillé notre stratégie toute la semaine. Maintenant, il faut l’appliquer en match.» C’est tout le problème actuellement. «L’état d’esprit est bon mais l’objectif est de gagner les matches. C’est donc très frustrant», résume l’entraîneur en chef, l’Anglais Paul Gustard.

Dans notre situation, on a besoin de points. Il n’y a pas de question à se poser : il est urgent de gagner !

Paul Gabrillagues

Le capitaine emblématique des soldats roses, Paul Gabrillagues a, comme souvent, tout résumé en quelques mots clairs, sans faux-semblant. «C’est un match très important. Dans notre situation, on a besoin de points. Il n’y a pas de question à se poser : il est urgent de gagner, martèle le deuxième-ligne international (31 ans, 17 sélections). Il faut dire ce qui est, nous sommes dans une situation compliquée au classement. Mais les choses peuvent très vite s’inverser. Et tout le monde est déterminé à changer le cours de ce championnat qui, pour l’instant, n’est pas en notre faveur. Mais c’est tous ensemble qu’on y parviendra. Pas seulement quelques leaders…» Qui sont cependant de retour – lui, Ward, Weber, Carbonel, Barré, Paul Alo-Emile… – pour ce rendez-vous crucial.

Source du contenu: www.lefigaro.fr

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